Le MaMA avait lieu la semaine dernière. Je n’étais présente que le deuxième jour de festival mais c’était un parfait équilibre entre jeunes talents et artistes renommés.

Comme on vous le disait dernièrement : le MaMA Festival est un événement incontournable pour les pro de la musique ou les passionnés et ce à l’international. Si tu cherches à bosser dans la musique ou simplement à trouver un tourneur ou un label : le MaMA est fait pour toi ! Car c’est plus de 5600 professionnels qui arpentent les rues des 9ème et 18ème arrondissement de Paris. Durant 3 jours : c’est rencontres, des conférences et des concerts jusqu’au bout de la nuit.

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Cette année, les voix se sont haussées pour parler entre autre de la montée en puissance du streaming mais aussi de la tendance ‘Do It Yourself’ qui séduit de plus en plus d’artistes devenant ainsi les propres gestionnaires de leur carrière. 

Cette année en quelques chiffres ?

5620 professionnels de la musique, 2010 structures présentes (maison de disques, label, tourneurs etc.), 419 intervenants, 582 médias présents (dont nous), 4713 curieux venus découvrir des artistes français et internationaux, 441 artistes, 180 concerts, 16 salles et tout ça en 3 jours… Le MaMA c’est aussi une programmation pointue ! Cette année il y avait peu de headliners mais le public était tout de même au rendez-vous (4700 personnes plus précisément). Le but du MaMA ? Accompagner la transformation numérique du secteur de la musique.

He oui, le MaMA est l’un des plus cool festival dénicheur de talents avec les Transmusicales de Rennes et le Printemps de Bourges.

Cette année, on a découvert ou re-découvert de jolies petites pépites.

Après avoir quitté le Trianon armé du kit de survie spécial MaMA (tote bag, plan programmation), direction la Boule Noire pour découvrir Delv!sDelv!s, groupe belge, 9 sur la scène de la Boule Noire. Formation détonante pour une soul pop qui fait groover. Il n’y avait qu’à fermer les yeux pour se sentir dans les années 70’s. Mais retour dans les années 2010, d’autres concerts commencent et les artistes n’attendent pas !

Bon l’avantage avec le MaMA festival c’est que tu peux aller de salles en salles en suivant tes voisins de concert pour arriver au prochain sans te stresser à être perdu(e).

La Cigale nous voila pour la re-découverte du duo français Alb Après les 70’s, on arrive aux 90’s. Dans la salle noire, un l’écran annoncent la venue du groupe façon jeux vidéo vintage. Alb c’est Clément Dacquin au clavier et Raph’ à la batterie et aux pads. Un réel échange musical épaulés par la technologie. Le projet surprenant et entêtant, joue la carte de la musique interactive, reprenant les selfies Instagram du public sur leurs mur de leds. Quelques notes de ‘Whisper under the moonlight’ résonnent dans la Cigale, le public commence à se déhancher. Le titre ne vous dit peut-être rien, mais allez écouter et vous vous direz ‘’ah mais oui, c’est la musique de la pub’’.

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Le concert tant attendu… Chelou ! Le Carmen est bondé mais on se laisse directement emporté par la guitare et la voix de Chelou. Une pop mélancolique. Mais petit hic, le Carmen n’est pas fait pour accueillir autant de public et un concert de ce type. Du coup, le public est aussi déçu et frustré que je le suis. Mais les sourires reviennent dans le public lorsque le chanteur débute ‘Halfway to Nowhere’.

Cette fois, c’est direction la Machine du Moulin Rouge. Et nope, Blow n’est pas le dernier groupe californien à la mode : ils sont français. C’est Quentin Guglielmi (chant et pads), Thomas Clairice (moog et basse) et Jean Etienne Maillard (guitare), accompagné sur scène du batteur Pierre-Elie Abergel. Amis d’enfance depuis plus de 10 ans, leurs nombres de groupes et de concerts qu’ils ont partagés ne se comptent plus. Le quatuor a été invités à participer aux auditions Rock de la région IDF, des Inouïs du Printemps de Bourge 2016. Mais si leur EP vous dit quelque chose c’est parce que leur chanson You Killed Me On The Moon a été utilisé pour la dernière pub de Citroën. On vous en dira bientôt plus sur le groupe, en tout cas ce qui est certain c’est qu’ils ont fait bouger le public du MaMA avec leur électro-pop ! 

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Seul regret du MaMA, c’est que j’ai manqué le concert de Eddy de Pretto ! Mise en lumières il y quelques mois sur la scène Découvertes du Printemps de Bourges. Intense et déstabilisant, Eddy de Pretto a d’ailleurs été récompensé du Prix des Inouis 2017. Longuement attendu, son premier EP, Kid, avec quatre titres est sorti début Octobre.  Aujourd’hui, Eddy de Pretto s’impose comme l’une des voix les plus singulières et prenantes d’une scène française traçant sa route entre rap et chanson. Il n’hésite pas à revisiter les codes de la chanson française et du rap. Vous l’aurez compris, Eddy de Pretto est inclassable, d’ailleurs il aime se définir comme un artiste « non-genré ». En effet, il puise son inspiration dans des univers diamétralement opposés. De Jacques Brel, Claude Nougaro et Edith Piaf, à Frank OceanXXX Tentacion, Damso, en passant par Booba et Diam’s durant sa jeunesse. En terme de goûts musicaux, Eddy de Pretto n’a aucune limite!

Si vous l’avez malheureusement raté au MaMA, comme moi, trois dates à La Cigale ont été annoncées pour le mois d’avril 2018. Vous savez quoi faire!

Sinon, on connait déjà les dates pour l’année prochaine.

On bloque nos agendas et on s’y retrouve ?