Daniel Arsham l’artiste plasticien, sculpteur, photographe, ou encore architecte, américain basé à New York, décide de se réinstaller à la galerie Perrotin à partir du 14 octobre 2017. Véritable star parmi les artistes contemporains, Daniel Arsham est devenu au fil des ans l’un des artistes les plus prolifiques, rencontrant un succès toujours aussi grand à chacune de ses nouvelles expositions, que ce soit aux États-Unis, en Asie, ou en Europe.

Daniel Arsham est avant tout un artiste fascinant, qui s’amuse à jouer avec une confusion temporelle entre passé et futur. Travaillant sur la mémoire et l’obsolescence d’objets d’aujourd’hui vers le futur, se plaçant littéralement comme un archéologue du futur, notamment avec ses « Futur Relic » qu’il dévoile au fil des ans. Arsham s’intéresse et s’investit dans beaucoup de territoires, comme les cultures orientales ou les planètes, l’architecture ou le quotidien. C’est après avoir survécu pendant son enfance à l’ouragan Andrew à Miami en 1992, que l’artiste a pris conscience de la temporalité qui s’est transformée aujourd’hui comme indispensable à son fil rouge artistique. Daniel Arsham conçoit ses œuvres comme des preuves de notre civilisation actuelle, en pensant à la façon dont les archéologues vont les étudier et les retrouver. Vous ne vous êtes jamais posé la question comment serons-nous étudiés dans 20, 30 ou 100 ans ?

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Le boulimique des réseaux sociaux, 290K de followers sur Instagram, revient avec une nouvelle approche de la temporalité dans cette exposition, s’intéressant aux différentes cultures sur terre comme dans l’espace.

daniel_arsham_the-angle-of-repose_14079-jpg_w1000_183100@2x« Dans cette exposition, la question du temps est d’une part perçue à travers le cycle de la lune, créant un lien entre cet astre et une sorte de décadence des objets, qui apparaissent comme s’ils provenaient du passé, tout en jouant sur l’ambiguïté de résidus qui n’auraient pu être découverts que dans le futur.

Quant aux peintures de sable ou aux jardins, composées de pigments de couleurs vives, témoignent de mes recherches autour des mandalas tibétains. Dans la culture japonaise aussi, depuis des centaines d’années, les mêmes formes ou motifs sont cultivés et parfois réactualisés tous les jours dans leur composition. Je parle ici de la conception de
cycles, semblant statiques et inchangés pour l’éternité, alors qu’ils sont réactivés au quotidien.

Mes peintures de sable en sont comme une version fixée, semblant temporaires et éphémères, alors qu’à l’inverse, elles jouent sur la question de la représentation. Mon sujet principal est donc ce lien entre permanence et impermanence. » Daniel Arsham – Galerie Perrotin

Ses passages en France sont plutôt rares, il ne faut donc pas rater son expo : « The Angle Of Repose » du 14 octobre au 23 décembre 2017 à la galerie Perrotin – 76 rue de Turenne 75003 Paris

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