L’un des plus grands photographes hollandais du 20ème siècle s’installe durant l’été au Jeu de Paume pour son expo « La vie folle », 27 ans après sa mort. Celui qui a parcouru les rues du monde entier en quête de marginaux et de vies anticonformistes a marqué l’histoire par son sens de la rupture avec la photographie documentaire de l’époque.

Ed Van Der Elsken aimait partir « à la chasse ». Que ce soit à Paris, à Amsterdam à Hong Kong ou encore à Tokyo, il arpentait le paysage urbain pour capturer les marginaux, la jeunesse déjantée ou les anticonformistes dans un style absolument magnifique en sublimant les corps donnant un aspect cinématographique.

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C’est grâce à un premier reportage photo à Paris, en 1947, que le jeune photographe déclenche sa notoriété et s’ouvre les portes de la GKf, une des associations les plus importantes du pays-bas. Repéré et encouragé par Steichen alors conservateur du département photo du Museum of Modern Art de New York, Ed Van Der Elsken traverse l’atlantique en 1953 pour y présenter ses photos lors de l’expo « Postwar European Photography ». S’en suit une longue carrière aux succès retentissants, prenant en photo les plus grands jazzmen comme Miles Davis ou Chet Baker, mais également en continuant son travail sur le langage du corps et sur la jeunesse folle des années d’après guerre en Europe notamment.

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L’exposition du Jeu de Paume présente une large sélection des images iconiques de l’œuvre photographique d’Ed van der Elsken : ses images de Paris des années 1950, les personnes captées pendant ses nombreux voyages et dans sa ville natale d’Amsterdam au cours des décennies suivantes, mais aussi ses livres, des extraits de ses films et de ses diaporamas, plus spécialement Eye Love You et Tokyo Symphony.

Ed van der Elsken, La vie folle, du 13 juin au 24 septembre 2017 au Jeu de Paume, Concorde.

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